Anneau ou bypass: impact clinique à moyen terme
Une étude d'observation menée dans une dizaine de centres répartis sur l'ensemble du territoire des Etats-Unis montre que la chirurgie bariatrique permet d'obtenir une réduction substantielle du poids chez des sujets sévèrement obèses. L'effet sur le diabète, l'hypertension artérielle et les paramètres lipidiques sont plus variables, notamment en fonction du type d'intervention.
Les 2458 patients inclus avaient essentiellement bénéficié de l'un des deux types d'intervention suivants : un bypass gastrique en Y selon Roux (n=1738) ou la mise en place par laparoscopie d'un anneau gastrique ajustable (n=610). Après cette intervention, différents paramètres étaient suivis pendant plusieurs années, notamment le pourcentage de perte de poids, le taux de patients diabétiques qui avaient obtenu des taux d'hémoglobine glycosylée inférieurs à 6.5% ou des taux de glycémie à jeun inférieurs à 126 mg/dl sans traitement pharmacologique. Les paramètres lipidiques et la pression artérielle étaient également évalués à trois ans.
Les résultats montrent une perte de poids substantielle, avec une perte moyenne de 41kg (31.5% des valeurs pondérales initiales) avec le bypass et de 20 kg avec l'anneau (15.9% du poids de départ). La perte de poids la plus importante s'observe dans la première année qui suit le traitement et différentes trajectoires de perte de poids ont été mises en évidence (cinq pour chaque procédure). Parmi les patients diabétiques au départ de l'étude (33%), on note une rémission partielle à 3 ans dans 67.5% des cas avec le bypass et chez 28.6% de ceux qui avaient été traités par un anneau gastrique. L'incidence du diabète était de 0.9% après le bypass et de 27.1% après l'implantation de l'anneau. Les dyslipidémies se sont normalisées chez 61.9% des patients avec un bypass et 27.1% de ceux avec un anneau, tandis que l'hypertension artérielle présente au départ s'est résolue chez 38.2% des patients dans le groupe bypass contre 17.4% dans le groupe 'anneau'.
On notera que peu de données sont connues à plus long terme et qu'il faut bien entendu tenir compte des coûts et des effets indésirables respectifs des deux types d'intervention.