Dépistage du sida: les autotests disponibles en France dès 2014
Les autotests permettant à une personne de savoir en quelques minutes, à partir d'un simple échantillon de salive ou bien de sang, si elle est porteuse du virus du sida, seront autorisés en France dès 2014, a annoncé la ministre de la Santé, Marisol Touraine.
" Ces tests s'adresseront à une population limitée mais bien identifiée: les personnes qui ne souhaitent pas se rendre dans les centres de dépistage ou les hôpitaux en raison de leur précarité, de leur marginalité ou encore par déni de leurs propres comportements à risque ", a précisé la ministre.
Disponibles depuis 1996 aux États-Unis, ces autotests, avaient reçu, en mars dernier, l'avis favorable Conseil national du Sida (CNS), tandis que le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) avait lui insisté sur la nécessité de bien les encadrer pour éviter les erreurs d'interprétation de leurs résultats ou leur usage forcé, par exemple par un assureur avant la signature d'un contrat ou par un employeur dans le cadre d'une embauche.
D'après le CNS, leur introduction en France permettrait de découvrir 4.000 séropositivités et d'éviter 400 nouvelles infections par an. Un chiffre important, au regard des 6.100 personnes ayant, selon l'Institut national de veille sanitaire, découvert leur séropositivité en 2011.
Le Royaume-Uni prévoit lui aussi de légaliser les autotests à partir du printemps prochain.
L'enjeu d'un dépistage précoce de l'infection au VIH est considérable. Il est en effet démontré que la connaissance par les personnes de leur infection favorise la diminution des comportements à risque, et qu'elle leur permet de bénéficier d'une prise en charge médicale rapide et efficace, ce qui augmente leur espérance et leur qualité de vie.