Coupler scanner et TEP pour prédire à temps le risque d'infarctus
Des chercheurs de l'Université d'Édimbourg annoncent qu'ils ont trouvé une méthode d'imagerie qui permettrait de repérer parmi les plaques d'athérome celles qui sont les plus à risque de rupture.
Dans une artère coronaire, certaines de ces plaques, celles qui ont une importante activité inflammatoire, sont plus fragiles. Une partie peut s'en détacher. Et si cela se produit, un caillot risque de se former, d'obstruer totalement l'artère et de provoquer un infarctus du myocarde. On parle alors de plaques " coupables ".
Pour distinguer les plaques instables de celles qui sont stables, les scientifiques britanniques ont eu l'idée de coupler au scanner un autre type d'imagerie, la tomographie à émission de positons (TEP). Ils ont expérimenté ce couplage avec deux traceurs radioactifs. Le premier, le 18F-fluoro-désoxy-glucose (18F-FDG), a été utilisé comme marqueur de l'inflammation mais il ne s'est pas révélé informatif, contrairement au second, le 18F-fluorure de sodium (18F-NaF), utilisé comme marqueur d'un processus de calcification actif.
Dans l'étude, menée auprès de 119 volontaires, le 18F-NaF brillait davantage au niveau de certaines plaques et sa capture dans l'artère coronaire était corrélée à des antécédents d'accident cardiovasculaire, et à l'existence d'une maladie cardiovasculaire connue ou de facteurs de risque. 18F-NaF pourrait dès lors se révéler être un marqueur fiable de la vulnérabilité des plaques.
(référence : The Lancet, 11 novembre 2013, doi:10.1016/S0140-6736(13)61754-7)