Grossesse : les épileptiques à risque !
Comment mieux prévenir l'échec thérapeutique chez les femmes épileptiques lorsqu'elles sont enceintes ? Vaut-il mieux privilégier le monitoring clinique ou le monitoring du médicament ?
Les femmes enceintes épileptiques présentent un risque de morbi-mortalité plus élevé que les parturientes non épileptiques. Par ailleurs, une grossesse sur 250 est exposée aux anti-épileptiques (AED) et on constate une aggravation de l'épilepsie dans un cas sur 3. La raison principale est une baisse de la concentration des AED, sans qu'il soit certain que cela soit plus responsable de la détérioration que les variations hormonales. Actuellement, deux méthodes permettent d'évaluer la concentration en AED : soit un monitoring du médicament (TDM) soit un monitoring clinique (CFM). L'objectif des auteurs était d'évaluer l'efficacité de l'une ou l'autre méthode. Ils ont retrouvé 6 études observationnelles. Le taux de détérioration a été de 30% pour les patientes sous TDM et de 73% sous CFM. En apparence, le monitoring thérapeutique est plus efficace, mais il y a de nombreux biais, c'est pourquoi d'autres études sont nécessaires.