Des nanotubes de carbone pour détecter des cancers et aider les diabétiques
Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) annoncent qu'ils ont réussi à modifier des capteurs à base de nanotubes de carbone de telle manière qu'ils puissent mesurer des quantités d'oxyde nitrique (NO, ou monoxyde d'azote) dans un organisme vivant.
Depuis quelques années, Michael Strano et ses collaborateurs développent des nanocapteurs pour détecter des molécules bien spécifiques. Cette fois, les scientifiques américains ont créé deux nouveaux types. L'un peut être injecté dans la circulation sanguine pour surveiller à court terme des modifications de taux de NO dans les organes en cas d'inflammation. Cela se produit notamment avec le développement des cellules cancéreuses.
L'autre est enrobé dans un hydrogel réalisé à base d'alginate. Les chercheurs ont constaté qu'une fois ce gel implanté sous la peau de souris, il reste en place pendant 400 jours. Les nanotubes qu'il contient peuvent être utilisés pour détecter et surveiller l'évolution d'un cancer, ou d'autres maladies inflammatoires, sur le long terme.
Ces succès ouvrent de nouvelles perspectives, notamment celle de rendre service aux diabétiques car les nanocapteurs, placés sous leur peau, pourraient mesurer leur taux de glucose et même devenir des composants de petites pompes libérant de l'insuline dans leur sang.
(référence : Nature Nanotechnology, 3 novembre 2013, doi:10.1038/nnano.2013.222)