Le stress de la future mère se transmet au bébé
Trois nouvelles études montrent que le stress ressenti par les futures mères se transmet à leur bébé. Le première, menée sur des rats par des scientifiques de l'université israélienne d'Haïfa, révèle qu'une femelle ayant connu un stress dans sa vie, avant même la conception de ses petits, altère chez elle et ses descendants l'expression du gène Crf1, fortement impliqué dans la réponse à une situation anxiogène. Ce gène, quand il est stimulé, produit la sécrétion de l'hormone du stress, la corticotropine.
Dans la deuxième étude, l'équipe du Pr Tracy Bale (Université de Pennsylvanie) constate que les modifications du microbiome dans le vagin, produites par le stress chez des souris enceintes, altèrent la population microbienne de l'intestin du nouveau-né et entraînent des changements dans le cerveau en développement.
Dans une troisième étude, également réalisée sur des rongeurs par le Pr Bale et ses collaborateurs, les auteurs observent qu'une protéine spécifique dans le placenta, OGT (O-linked-N-acetylglucosamine transferase), peut avoir un impact sur le développement cérébral de l'enfant. Or cet enzyme est trouvé à des niveaux plus faibles dans le placenta des mères stressées.
(références : Biological Psychiatry, 1er novembre 2013, et communiqué de presse de l'Ecole Perelman de médecine, 11 novembre 2013)