Mort subite du nourrisson: des anomalies du tronc cérébral identifiées
Pour prévenir le syndrome de la mort subite du nourrisson, les recommandations pourraient désormais être ciblées vers les parents de bébés " à risque ". Le Dr Hannah Kinney, neuropathologiste à l'hôpital pédiatrique de Boston, et son équipe, pensent en effet avoir identifié une forme de vulnérabilité du cerveau chez certains nouveau-nés, qui expliquerait la survenue d'une mort précoce et inattendue
En réexaminant l'autopsie de 71 nourrissons décédés entre 1997 et 2008, pour lesquels ils disposaient d'échantillons du tronc cérébral, les chercheurs ont identifié chez les enfants victimes de mort subite, de nombreuses anomalies chimiques qui impliquent la sérotonine et ses récepteurs, mais aussi les récepteurs GABA ainsi qu'une protéine qui régule la sérotonine.
Selon le Dr Kinney, ce sont ces anomalies qui vont perturber le contrôle des fonctions vitales (respiration, rythme cardiaque, pression artérielle et température) pendant le sommeil des bébés, et qui vont les empêcher de se réveiller en cas de mauvaise ventilation ou quand leur température corporelle est trop élevée.
Les scientifiques ont aussi découvert que même les enfants qui dormaient dans des conditions dangereuses lors de leur mort subite souffraient de ces anomalies. Désormais, leur but est de mettre au point un test qui permettrait de détecter de manière précoce cette vulnérabilité sous-jacente de certains bébés.
(référence: Pediatrics, à paraître en décembre, via Eurekalert)