Nouvelle approche thérapeutique possible pour le diabète de type 1
Le Laboratoire de médecine expérimentale de ULB s'est associé avec la Harvard University afin de déterminer si la modulation du stress de l'organite réticulum endoplasmique (RE) par des chaperons chimiques peut prévenir ou retarder le déclenchement du diabète dans des modèles murins de la maladie.
L'administration d'un chaperon, l'acide tauroursodeoxycholique (TUDCA), à un stade prédiabétique, a permis une diminution importante de l'incidence de cette maladie dans deux modèles murins différents de diabète de type 1 (DT1).
Parallèlement, le Dr Decio Eizirik, lauréat du prestigieux prix Albert Renold 2012, et ses collègues ont observé une réduction significative de l'infiltration lymphocytaire, une meilleure survie, une morphologie moins altérée et une apoptose diminuée des cellules bêta, une sécrétion d'insuline préservée et une restauration des fonctions du RE.
Ces résultats indiquent que le maintien d'une fonction normale du RE est essentiel à la préservation des cellules bêta et que des anomalies dans ce processus peuvent être chimiquement corrigées dans un but préventif ou thérapeutique. Ils fournissent dès lors une validation préclinique en vue d'une nouvelle approche thérapeutique possible pour le diabète de type 1.
De manière particulièrement intéressante, le TUDCA est déjà utilisé en clinique pour d'autres maladies humaines.
(référence: Science Translational Medicine, 13 novembre 2013, DOI: 10.1126/scitranslmed.3006534)