Première greffe de rein par coelioscopie robot-assistée en France
Pour la première fois en France, une transplantation rénale a été réalisée par coelioscopie robot-assistée au CHRU de Tours.
Habituellement, les greffes rénales requièrent une incision d'une quinzaine de centimètres dans la partie basse et latérale du ventre. Outre le préjudice esthétique lié à la cicatrice, une telle intervention peut occasionner plusieurs complications, comme les sténoses de l'artère ou de l'urètre, pouvant même, dans certains cas, nécessiter de nouvelles interventions, voire la perte du greffon.
La coelioscopie robot-assistée permet de limiter ce type de désagréments, si ce n'est les supprimer complètement. Cette nouvelle méthode nécessite des incisions de quatre centimètres seulement au niveau de l'abdomen. On y passe une caméra et les outils nécessaires à l'intervention tandis que le rein sain est introduit via une petite incision pratiquée sur le côté du bassin à l'aide du robot Da Vinci dirigé par le chirurgien.
" Grâce à sa visualisation en trois dimensions et à ses outils minuscules, manipulables en sept axes, ce robot permet d'agir plus précisément ", a expliqué l'urologue Franck Bruyère, auteur de cette première nationale.
Initialement dialysée trois fois par semaine, la patiente française de 49 ans est désormais affranchie de cette contrainte. Elle devra toutefois, comme après n'importe quelle autre greffe, s'astreindre à la prise scrupuleuse de médicaments contre le rejet de l'organe.
En juillet dernier, un robot Da Vinci avait déjà permis à Lyon de procéder à une ablation du rein qui a été retiré par voie vaginale sans avoir à hospitaliser la patiente.