Activités physiques à la hausse, risque cardiovasculaire à la baisse
Chez les diabétiques de type 2 un faible niveau d'activités physiques s'assortit d'un risque accru d'événements et de décès cardiovasculaires.
C'est ce que montre le suivi à 5 ans des sujets du registre national suédois du diabète qui ont été séparés en un groupe faible niveau d'activités (< 3 fois 30 minutes/semaine, n = 6.963) et un groupe niveau élevé d'activités (≥3 fois 30 minutes/semaine, n = 8.499). Dans le groupe faible niveau, le risque d'événements cardiovasculaire est supérieur de 25% et le risque de décès cardiovasculaire est accru de 70%.
Mais le point le plus important est sans doute que ce travail montre que ceux qui ont conservé un faible niveau d'activités tout au long du suivi ont un risque d'événements et de mortalité cardiovasculaires majoré de 70% par rapport au risque de tous les autres sujets (y compris ceux qui ont augmenté leur niveau d'activités en cours de suivi.
En clair, ces données suggèrent que l'intensification des activités physiques permet de réduire le risque de complications cardiovasculaires et de décès, alors que la persistance de l'inactivité maximise le risque.
Björn Zethelius et al. Level of physical activity associated with risk of cardiovascular diseases and mortality in patients with type-2 diabetes: report from the Swedish National Diabetes Register. Eur J Prevent Cardiol. First published on November 13, 2013