Les phtalates joueraient un rôle dans la prématurité
Compte tenu des 15 millions de naissances prématurées dans le monde, et alors que les causes de ces événements, de plus en plus fréquents, sont encore mal connues, voilà une étude qui devrait interpeller les décideurs politiques.
Des chercheurs de l'Université du Michigan ont comparé des prélèvements urinaires recueillis régulièrement pendant la grossesse de 130 femmes ayant accouché prématurément et de 352 femmes témoins. Leurs conclusions montrent que les femmes dont les urines contiennent le plus de résidus de phtalates ont un risque accru de donner naissance avant terme. Elles viennent renforcer des données épidémiologiques et des tests en laboratoire effectués précédemment.
Le Pr Ferguson et ses collègues considèrent que toutes les femmes enceintes sont concernées et que les données sont désormais suffisantes pour leur recommander d'éviter toute exposition aux phtalates.
Soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens, utilisées comme assouplissants du plastique ou fixateurs en cosmétique, ces substances chimiques font partie de l'environnement direct des femmes enceintes.
De précédents travaux ont déjà montré une corrélation entre l'exposition aux phtalates et le risque de maladie thyroïdienne, d'endométriose et de cancer du sein.
(référence: JAMA Pediatrics, 18 novembre 2013, doi:10.1001/jamapediatrics.2013.3699)