Parkinson: mieux vaut éviter les moisissures à la maison
Bien que la maladie de Parkinson soit de plus en plus présente dans nos vies, ses causes restent obscures. Les spécialistes soupçonnent une interaction de plusieurs facteurs dont l'exposition à des composés toxiques, comme les métaux lourds et les pesticides. Désormais, il est aussi question des champignons à l'origine de moisissures dans nos maisons. Ceux-ci pourraient perturber le système de la dopamine dans le cerveau.
Des chercheurs américains ont testé l'effet de diverses substances que les champignons libèrent dans l'air, pour évaluer leur toxicité. Ils ont ensuite exposé des mouches drosophiles à cinq molécules différentes, dont la plus toxique l'octenol, un composé volatil utilisé dans l'industrie pour attirer et attraper les insectes. Résultat: les mouches exposées à cette molécule présentaient une difficulté motrice et mouraient prématurément.
Grâce à des techniques de génétique et de biochimie, les scientifiques ont montré que l'octenol modifiait l'activité de certains gènes et, en disséquant le cerveau des mouches, ils ont constaté une perte de neurones dopaminergiques, induisant une diminution de 28% des niveaux de dopamine.
Les auteurs de ce travail souhaitent désormais déterminer à quelle dose ces champignons sont toxiques sur l'être humain et favorisent le développement de la maladie de Parkinson.
(référence : PNAS, 11 novembre 2013, doi: 10.1073/pnas.1318830110)