La santé cardiovasculaire des enfants en péril vu leur manque d'endurance
Si l'on en croit les résultats d'une méta-analyse présentée le 19 novembre aux sessions scientifiques 2013 de l'American Heart Association, à Dallas, nous faisons face actuellement à la génération d'enfants la plus sédentaire de toute notre histoire, ce qui évidemment n'est pas sans conséquence sur leur santé cardiovasculaire.
L'équipe de Grant Tomkinson, de l'université d'Australie-Méridionale, a réuni 50 études qui portaient sur la course à pied et qui ont été menées entre 1964 et 2010. Ils ont évalué la condition physique de plus de 25 millions d'enfants, âgés de 9 à 17 ans, à travers 28 pays dans le monde, en tenant compte de la distance qu'ils pouvaient parcourir en un temps donné (5 à 15 minutes), et du temps qu'ils mettaient à parcourir une distance donnée (800 à 1.600 mètres).
Les résultats sont édifiants. Les enfants d'aujourd'hui, filles et garçons, quel que soit leur âge et quel que soit le pays ou la région, courent moins vite et moins longtemps que leurs parents. Depuis les années 1970, les enfants ont perdu en moyenne 5% de leur endurance par décennie et ils seraient 15% moins en forme au niveau cardiovasculaire que ne l'étaient leurs parents au même âge.
Les raisons de ce déclin seraient à imputer des facteurs sociaux, psychologiques, environnementaux et physiologiques, ainsi qu'à la sédentarité. Le manque d'endurance n'est toutefois pas irréversible. Les chercheurs estiment qu'une heure d'exercice par jour pourrait permettre d'inverser la tendance.
(référence : communiqué de l'American Heart Association, 19 novembre 2013)