VIH : Onkelinx assez en phase avec le Dr Destexhe
Dans l'approche sida, la ministre Onkelinx, tout en insistant sur le fait que son plan VIH est particulièrement pertinent, se range plus ou moins à l'approche du Dr Alain Destexhe : se focaliser surtout sur les deux groupes-cibles : migrants et homosexuels.
Laurette Onkelinx a pris connaissance avec un décalage de cinq jours ouvrables par rapport au Dr Destexhe (lire Lettre du Jdm de vendredi dernier) du rapport de l'Institut scientifique de santé publique (ISP) relatif à la situation épidémiologique du sida et du VIH en Belgique (au 31/12/2012).
Ces chiffres, dit-elle, " confirment le bienfondé du plan VIH 2014-2019 " : de fait, l'infection se stabilise (+2,4% de cas entre 2010 et 2012).
Comme le Dr Alain Destexhe lors de sa communication à la presse vendredi dernier, Laurette Onkelinx constate que " les chiffres 2012 de l'épidémie confirment que les deux groupes les plus exposés à l'épidémie sont les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les migrants. Ces deux groupes représentent ensemble plus de 80% des patients diagnostiqués en 2012. Le Plan a donc eu raison de mettre la priorité sur ces deux groupes. "
Onkelinx souligne également - comme le député MR Destexhe - le problème des dépistages tardifs.
Trois nuances substantielles par rapport à l'ancien secrétaire général de MSF Belgique, outre l'utilisation d'un vocabulaire plus politiquement correct (" hommes ayant des relations avec des hommes ", " migrants "...) :
1. Le problème du dépistage tardif appelle à une vigilance accrue pour les personnes porteuses du VIH sans le savoir ;
2. le rappel de la nécessité d'utilisation du préservatif (sous-entendu : au sein et en-dehors des groupes cibles);
3. le fait que la situation, bien que stable au niveau de la progression des contaminations, reste préoccupante - un message prudentiel qui sied mieux à un ministre en charge de la Santé publique.