Affections viscérales chez les patients atteints d'un cancer de la prostate résistant à la castration
Des métastases viscérales ont été constatées chez 49 % des patients atteints d'un cancer de la prostate résistant à la castration dans les trois mois qui ont précédé leur décès. Prévenir la formation de métastases osseuses s'avère être le point le plus déterminant pour la suite des opérations.
Des chercheurs de l'institut britannique du cancer ont analysé dans quelle mesure il est possible de prévenir les métastases viscérales chez les hommes présentant une forme avancée de cancer de la prostate résistant à la castration. Entre juin 2003 et décembre 2011, des métastases viscérales ont été constatées par radiographie chez 32 % des 359 patients atteints d'un cancer de la prostate résistant à la castration avant leur décès. Chez 92 patients, une tomodensitométrie a été réalisée dans les trois mois qui ont précédé leur décès ; 49 % présentaient des métastases viscérales.
La majorité des métastases sont apparues dans le foie (20 %) et les poumons (13 %). La durée médiane de survie après diagnostic de l'affection viscérale était de 7,1 mois (95 % IC : 5,9 -8,3). Les patients présentant plus de six métastases osseuses ont survécu 6,1 mois, tandis que les hommes sans métastases osseuses ont affiché une survie plus longue de 18,2 mois (p = 0,001). Les taux d'ASP n'ont pas constitué un bon indicateur de la progression de la maladie.