Un modèle quantitatif pour la prévision de symptômes urinaires aigus post-radiothérapie
Des chercheurs italiens ont démontré que l'utilisation d'un programme de modélisation en combinaison avec l'IPSS et la mesure de dosage peut prédire la gravité de symptômes urinaires aigus chez des patients atteints d'un cancer de la prostate et qui ont subi une radiothérapie. C'est ce qu'ils ont indiqué lors de la 5ème " European Multidisciplinary Meeting on Urological Cancers (EMUC) " à Marseille.
L'objectif de cette étude prospective est de mettre sur pied des modèles qui peuvent prévoir la toxicité génito-urinaire et les troubles de l'érection post-radiothérapie à dose élevée dans le traitement du cancer de la prostate.
Dans les analyses intermédiaires, 339 patients ont été intégrés à l'étude au sein de 9 établissements. Les données cliniques ont été connues pour 212 patients. Pour 172 d'entre eux, les scores IPSS ont été connus avant et après le traitement. Pour 179 patients, les données DVH/DSH ont également été rendues disponibles. Les facteurs prévisionnels les plus importants dans le modèle quantitatif s'avèrent être la pollakiurie, la dysurie et la nycturie, pour lesquels les scores avaient grimpé de manière significative après traitement. Le tabagisme est un facteur prévisionnel externe supplémentaire.
La force prédictive du modèle quantitatif présenté est importante mais il ne s'agit là que d'une première étape. Les résultats qui ont été proposés ne sont pas encore définitifs mais selon le Dr Cozzarini du San Raffaele Scientific Institute de Milan et investigateur en chef de la présente étude, " les résultats finaux exerceront un impact conséquent sur l'évolution du cancer de la prostate dans les 5 à 10 prochaines années car ils nous permettront de proposer des radiothérapies davantage sur mesure ".