Les ruses du staphylocoque doré observées au microscope
Espèce la plus pathogène dans sa catégorie, le staphylocoque doré ou Staphylococcus aureus n'est jamais en manque de ressources quand il s'agit d'infecter un hôte. Au cours des années, il a mis en place des parades contre la majorité des antibiotiques utilisés pour le combattre.
Le SARM, ou Staphylococcus aureus résistant à la méticilline, est ainsi devenu rapidement la terreur des hôpitaux.
Présente à l'état naturel chez environ 20 % des individus, principalement au niveau du nez, cette bactérie n'est guère menaçante sauf quand les défenses de l'hôte sont amoindries. Dès qu'elle aperçoit une ouverture vers l'intérieur de l'organisme, elle devient un adversaire redoutable. Si on veut mettre au point des traitements alternatifs, il est donc important de comprendre comment elle infecte les cellules et d'observer ce qui se passe au niveau de la peau, lorsque le germe pénètre dans l'hôte.
Grâce à une technologie de pointe, des chercheurs australiens ont pu analyser en détail, sous un microscope confocal multiphotonique, les différentes étapes des prémices d'une infection par le staphylocoque doré et les réactions de l'organisme. Pour ce faire, ils avaient coloré génétiquement les bactéries en introduisant un gène fluorescent dans leur génome et marqué les cellules immunitaires d'un échantillon de peau avec des anticorps de différentes couleurs.
De nombreux travaux sont encore nécessaires pour mieux comprendre les tactiques d'attaque du staphylocoque doré et réussir à mieux le maîtriser.
(référence : Nature Immunology, 24 novembre 2013, doi:10.1038/ni.2769)