Une hypothèse audacieuse: Alzheimer, le dernier stade du diabète de type 2 ?
On sait depuis quelques années que le diabète de type 2 est un facteur de risque de la maladie d'Alzheimer. Une étude réalisée à l'Université d'Albany, dans l'État de New York, apporte de nouveaux éléments confortant cette hypothèse.
Présentée au congrès Neuroscience 2013 à San Diego, cette étude a été menée sur des rats : 20 d'entre eux avaient droit à une alimentation riche afin de déclencher un diabète de type 2, tandis que 20 autres faisaient office de contrôle. Tous les animaux étaient entraînés à associer une cage noire à des chocs électriques désagréables, si bien que lorsqu'on les plaçait dans l'enclos, ils s'immobilisaient, tétanisés par la peur. La durée de ce réflexe permet aux scientifiques de déterminer la mémoire des rongeurs : les souvenirs sont plus persistants chez ceux qui manifestent leur crainte le plus longtemps. Résultat: les rats diabétiques sont restés effrayés deux fois moins longtemps que leurs congénères sains.
" Si on analyse les symptômes de l'Alzheimer, dont les fameuses plaques amyloïdes, on pourrait considérer cette maladie comme l'un des stades avancés, voire finaux, du diabète de type II, " a déclaré de manière audacieuse un des chercheurs, Ewan McNay, lors d'un entretien avec le Daily Mail. Selon lui, un excès d'insuline provenant du diabète pourrait provoquer d'importants changements au cerveau, et ainsi empêcher certaines fonctions chimiques de jouer leur rôle.
(référence : congrès Neuroscience 2013)