Une meilleure approche du pied diabétique grâce à une analyse de la pression dans la plante du pied
Les patients souffrant de diabète peuvent être répertoriés sur la base de leur profil biomécanique. À terme, cela peut permettre de déterminer l'intervention mécanique nécessaire pour la prévention et/ou le traitement du pied diabétique.
Des chercheurs de la KULeuven ont mené une étude sur la répartition de la pression à hauteur de la plante du pied chez des patients atteints de diabète. Ils ont sélectionné 97 patients souffrant de diabète et 33 patients d'un groupe témoin, âgés de 45 à 70 ans.
Chacun des volontaires a dû parcourir un trajet à un rythme qu'il a lui-même choisi, trajet durant lequel la pression dynamique a été contrôlée à hauteur de la plante du pied. Pour chaque patient, 5 séances représentatives ont été enregistrées. À l'aide d'un clustering par k-moyennes appliqué aux impulsions régionales relatives de 6 segments de l'avant-pied, on a recherché une classification pour le groupe des patients diabétiques, le groupe témoin et pour l'ensemble des deux groupes.
Sur la base de cette analyse de cluster, trois modèles individuels ont pu être différenciés au sein du groupe témoin. Le groupe des patients atteints de diabète et les deux groupes ensemble (groupe témoin + groupe diabétique) ont affiché quatre modèles différents. Le modèle supplémentaire de charge à l'avant-pied a pu être attribué aux patients diabétiques (p < 0,0001).
Sur la base de cette analyse de la charge à l'avant-pied, les patients atteints de diabète peuvent être distingués du groupe témoin. Cette approche biomécanique ouvre des perspectives de meilleure gestion du pied diabétique.