"L'étude sur la cigarette électronique n'est pas terminée" (CSS)

Le Conseil supérieur de la Santé (CSS) a fait savoir que l'étude sur la cigarette électronique n'est pas encore bouclée. Le CSS réagit ainsi à un article paru jeudi dans Le Soir qui mentionne un rapport indiquant que les e-cigarettes contiennent des substances toxiques et ne devraient pas être mises en vente.
"Le Conseil supérieur de la Santé déplore les articles parus dans la presse aujourd'hui à ce sujet; ils reposent sur des informations fausses et/ou incomplètes", précise un communiqué émanant de la ministre de la Santé Laurette Onkelinx et du CSS.
Le Conseil supérieur de la Santé communiquera la semaine prochaine, lorsque l'étude sera terminée et l'avis publié.
La ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx (PS), est favorable à la vente de l'e-cigarette uniquement en pharmacie si celle-ci contient de la nicotine, a-t-elle expliqué jeudi en réponse à une question de Valérie Warzée-Caverenne (MR) en séance plénière de la Chambre.
La presse a fait état d'un rapport du Conseil supérieur de la santé préconisant différentes mesures. La ministre n'en a pas encore pris connaissance officiellement. Elle va toutefois dans le même sens que les experts.
Selon elle, même si, à croire le rapport, l'e-cigarette est moins nocive que la vraie cigarette, l'incertitude qui entoure ce produit et ses effets doivent inciter les pouvoirs publics à la précaution. Et ce d'autant plus que le Conseil de la santé met en garde contre l'effet d'entraînement que pourrait exercer l'e-cigarette à l'égard des anciens fumeurs ou des jeunes fumeurs, a-t-elle expliqué.
Mme Onkelinx voit donc d'un bon oeil la vente exclusive en pharmacie de l'e-cigarette si elle contient de la nicotine. Si elle ne contient pas de la nicotine, l'e-cigarette pourrait être vendue librement, à condition toutefois qu'elle ne comporte pas d'"allégation de santé", c'est-à-dire un message vantant ses effets dans ce domaine.
La ministre est également favorable à l'interdiction de l'e-cigarette dans tous les lieux où la consommation du tabac est déjà interdite.