La maladie d'Alzheimer pourrait être prédite deux ans plus tôt
Actuellement, faute de protocoles fiables, on ne détecte pas la maladie d'Alzheimer de façon très précoce et on risque fort de se tromper quand on tente de donner un diagnostic. Parfois, il peut s'écouler jusqu'à 10 ans entre les premières manifestations cérébrales et le verdict.
En combinant l'analyse d'imagerie cérébrale (mesures de volume hippocampique et d'épaisseur corticale) et l'évaluation neuropsychologique (tests de mémoire), des chercheurs de l'Université de Montréal ont réussi à prédire, avec une pertinence remarquable de 90%, lesquels de leurs sujets de recherche allaient recevoir un diagnostic clinique de la maladie d'Alzheimer dans les deux années suivantes et lesquels n'allaient pas évoluer vers cette maladie.
L'équipe de Sylvie Belleville a évalué cette nouvelle stratégie auprès de 45 patients souffrant de ce que l'on appelle un " trouble cognitif léger " et d'un groupe témoin constitué de 20 personnes en bonne santé.
Les auteurs de l'étude considèrent que cette percée pourrait permettre une intervention plus rapide et faire avancer la recherche sur l'Alzheimer. Il serait pertinent, selon eux, d'évaluer si les diverses thérapies, pharmacologiques ou non, sont plus efficaces lorsqu'elles sont données plus tôt, dès l'apparition de symptômes précurseurs.
(référence : Journal of Alzheimer's Disease, à paraître le 1er janvier 2014, doi: 10.3233/JAD-130842)