L. Onkelinx supprime le contingentement pour les spécialités médicales en pénurie

Face à des pénuries en médecine générale et dans certaines spécialités, Laurette Onkelinx a obtenu au conseil des ministres l'accord des partis de la majorité pour supprimer tout contingentement des spécialités en pénurie avec maintien des quotas pour l'ensemble de la médecine. Autrement dit, elle garantit, par exemple en gériatrie, que les étudiants ne subiront plus de quotas.
Les quotas actuels prévoient 1.230 spécialistes maximum entre 2015 et 2017, 2.460 en 2018 et 1.230 en 2019-2020. Côté MG, ils prévoient " minimum " 300, 800 et 400 médecins respectivement. Quatre spécialités en pénurie (médecine aiguë, médecine d'urgence, psychiatrie juvénile et gériatrie) se sont vu attribuer également des quotas minimums (20 en psychiatrie infanto-juvénile en 2019 par exemple).
La ministre constate, comme l'ensemble du secteur, que des pénuries sont à craindre en MG : " Nous sommes en dessous des quotas minimums de médecins généralistes établis depuis 2008 : le déficit est de 361 médecins en Flandre et de 96 médecins en Communauté française ". Les raisons sont connues : vieillissement, manque d'attraction et modification de la pratique (disparition du " sacerdoce " médical).
Côté médecine spécialisée le déficit est de 15 médecins en Communauté française pour la médecine aiguë et de 33 médecins en Flandre pour la gériatrie.
La proposition de Laurette Onkelinx ? " Un accès totalement libre à la profession pour les métiers en pénurie et le maintien des quotas pour les autres spécialités. " La ministre garantira donc aux étudiants en médecine qu'ils auront tous un numéro Inami, au minimum dans les spécialités en pénurie.
Prochainement, la ministre demandera un croisement de données permanent entre le cadastre du SPF Santé et l'Inami et une étude sur les spécialités à promouvoir. Les quotas 2019 pourraient être adaptés en conséquence.