Dompéridone: BACHI s'interroge
Bachi, l'organisation coupole belge représentative de l'industrie des produits de santé et des médicaments délivrés en vente libre en pharmacie, réagit vivement au passage de la molécule dompéridone sous prescription depuis le 30 novembre dernier.
"Après des années d'utilisation normale (sans autre risque particulier que ceux qui sont connus et ceux conséquent à un mauvais usage, comme c'est le cas pour tout médicament), c'est donc tout juste si la domperidone -présent dans toutes les familles ou presque-, ne devrait pas passer de l'armoire à pharmacie à celle réservée aux produits toxiques et dangereux...", indique ainsi Bachi dans son communiqué. L'organisation appelle tous les partenaires de la Santé à se mettre autour de la table dans les mois à venir, afin de réfléchir ensemble à des solutions plus originales, moins extrêmes et plus créatives, dans des situations où un doute existe quant à la sécurité d'un médicament en vente libre.
Pour BACHI, la mesure prise pour la domperidone est en effet sans aucune commune mesure avec le problème posé, avec par contre toutes les conséquences disproportionnées qui en découlent : en termes budgétaires pour l'INAMI (via les centaines de milliers de consultations obligatoires qui seront générées), d'accès moindre pour le patient, de surcharge de travail pour les médecins et d'impact sur l'absentéisme au travail (et donc sur la productivité des entreprises).
La molécule domperidone est utilisée sous différentes formes par des centaines de milliers de patients (près de 3 millions de boîtes sont vendues chaque année dans notre pays) depuis de nombreuses années, sans constater plus d'effet indésirable grave.