Le Cium sur le décontingentement partiel : " Un bluff électoral ? "
Le CIUM (comité interuniversitaire des étudiants en médecine) " ne peut que féliciter la ministre de prêter attention enfin aux appels de détresse des personnels médicaux et étudiants médecins ". Il salue l'initiative mais craint qu'elle ne soit " qu'un simple coup d'éclat préélectoral ".
En effet, selon le Cium, malgré cette récente mesure, " la majorité des étudiants en médecine restent dans l'incertitude totale d'obtenir un numéro Inami ". " Il nous semble toujours inhumain, après de longues et dures années d'études, qu'un étudiant qualifié demeure dans l'impossibilité de professer, dans un secteur où la carence demeure. "
Le Cium (en phase avec le VGSO) demande un cadastre prévis du paysage médical, spécialité par spécialité plutôt que de simples quotas " archaïques ".
Par rapport à la formation, le Cium rappelle que trop peu de services hospitaliers répondent aux critères de l'arrêté Colla pour être agréés comme maître de stage. Il faut selon les étudiants pallier ce problème.
La levée de quotas ne supprimera pas les pénuries, estime le Cium qui rejoint son équivalent néerlandophone par rapport à la réputation d'une spécialité pour laquelle le NC est levé. " La médecine générale est particulièrement concernée par un choix par défaut et par dépit des étudiants en fonction de leur parcours académique. La réforme en 6 ans dernièrement mise en place et les modifications de programmes qu'elles impliquent est l'occasion de valoriser ces disciplines délaissées. "
Enfin, les étudiants en médecine invitent tous les acteurs politiques à s'impliquer dans le débat.