Les étudiants flamands pour le maintien du numerus clausus !
Ça peut paraitre étonnant à un médecin francophone mais si cela dépendait du VGSO (association des étudiants flamands en médecine), le contingentement pourrait demeurer pour les MG et les Sp. Les étudiants flamands sont donc favorables au maintien du numerus clausus suite à l'annonce par Laurette Onkelinx de sa suppression pour la médecine générale et quatre spécialités en pénurie (médecine aiguë, médecine d'urgence, psychiatrie juvénile et gériatrie).
Comme annoncé vendredi dernier sur nos médias électroniques, Laurette Onkelinx souhaite d'ici 2020 supprimer le numerus clausus pour quatre spécialités et en médecine générale afin de faire face aux pénuries.
A l'annonce de cette décision approuvée par le conseil des ministres restreint (composé donc également de partis flamands), des critiques se sont faites jour au nord selon lesquelles la ministre Onkelinx veut ainsi régulariser une situation de pléthore de médecins francophones qui se retrouvent in fine dans les hôpitaux flamands !
Les doyens flamands craignent une baisse de la qualité de l'enseignement alors que le NC garantit aujourd'hui un haut taux de réussite en première année, passé le filtre de l'examen d'entrée.
" Il s'agit d'une décision sans concertation avec les universités, les organisations de médecins et les étudiants ", souligne Benjamin Denoiseux, président du VGSO. Pour son organisation, la suppression du contingentement n'est pas une solution à la pénurie. Cette décision " pourrait avoir des effets secondaires. La réputation des spécialités sans plus de numerus clausus pourrait en pâtir car elles seront considérées comme spécialités de relégation. D'autant qu'aujourd'hui, les quotas sont difficiles à atteindre. On ne remplit pas l'espace en créant encore plus d'espace. Il faut revaloriser ces pratiques et les rendre plus attirantes. " Par ailleurs, observe le VGSO, les universités (et leurs hôpitaux) ne disposent que des places de formation limitées et ne peuvent accueillir des étudiants supplémentaires. "
Les étudiants flamands voient deux solutions à la problématique du contingentement : "Un, améliorer les conditions de travail pour rendre ces spécialités plus attirantes. Deux, réaliser un cadastre médical correct pour que le contingent de médecins ait une image fidèle à la réalité de leur activité et leur dispersion dans les différentes régions. Ce qui est pour fait le moment de manière approximative. "