Neuromodulation sacrée dans le traitement du dysfonctionnement des voies urinaires basses
Le groupe mené par le Professeur Van der Aa (UZLeuven) a démontré dans une récente publication que la neuromodulation sacrée constituait une solution efficace à long terme contre le dysfonctionnement des voies urinaires basses, principalement contre la rétention idiopathique. Le niveau de réintervention après la première opération reste néanmoins élevé.
Un total de 217 patients, dont une majorité de femmes (86 %) ont été inclus dans l'étude. Entre 1996 et 2010, ils ont reçu un générateur de pouls implantable (Interstim?, Medtronic, Minneapolis, États-Unis). Le traitement s'est avéré satisfaisant lorsqu'on a constaté une amélioration durable de l'ordre de 50 % ou plus relativement aux critères liés à la miction par rapport à la situation de départ.
En moyenne, les patients ont été suivis pendant 46,88 mois. 70 % d'entre eux ont montré des signes d'amélioration en termes d'incontinence par impériosité, 68 % pour ce qui est de la fréquence d'impériosité et 73 % pour la rétention idiopathique. Néanmoins, avec respectivement 20 %, 33 % et 58 %, les taux de rétablissement restent relativement bas.
Des réinterventions se sont souvent avérées nécessaires : pour 88 patients (41 %), il a fallu au moins 1 réintervention chirurgicale pour le dispositif ou le traitement. La plupart des réinterventions ont eu lieu dans les 2 premières années suivant la première opération.
La neuromodulation sacrée s'avère être une solution principalement pour les patients souffrant de rétention idiopathique. Les auteurs présument que les taux de réussite en termes d'efficacité et de réintervention s'amélioreront avec l'arrivée de techniques plus modernes encore, lesquelles sont actuellement disponibles pour la neuromodulation sacrée.