Vers une suppression du contingentement en psychiatrie infanto-juvénile
Sur proposition de Laurette Onkelinx, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, le Conseil des ministres a marqué son accord sur un projet d'arrêté royal réformant le système de planification de l'offre médicale. Ce texte concerne la psychiatrie infanto-juvénile, mais aussi la médecine aiguë, la médecine d'urgence, la gériatrie et la médecine générale.
Les quotas en vigueur aujourd'hui pour la psychiatrie infanto-juvénile sont les suivants : 20 pour la période 2008-2017, 40 pour 2018 et 20 pour les années 2019 et 2020.
Mais le système actuel a montré ses limites, concède Laurette Onkelinx : " Alors qu'on observe un afflux massif d'étudiants dans les formations de médecine spécialisée, on constate d'un autre côté que les disciplines en pénurie pour lesquelles des quotas minimums ont été établis ne sont pas suffisamment pourvues. "
Les derniers rapports annuels de la Commission de planification montrent également que, mis à part la médecine d'urgence, les quotas minimaux pour les spécialités en pénurie ne sont pas remplis, les candidats préférant les spécialités déjà fournies.
Concrètement, cela signifie que l'accès à la profession sera totalement libre pour les métiers en pénurie. Cette liste de métiers en pénurie sera réévaluée annuellement par la Commission de planification, ce qui lui permettra de faire des propositions d'adaptation en fonction de l'évolution du nombre de praticiens réellement actifs dans ces spécialités. Par ailleurs, le système de quotas sera maintenu pour les autres spécialités.