Combinées, la pollution et la génétique augmentent le risque d'autisme
On savait déjà que la génétique et l'environnement concouraient de manière indépendante au risque de trouble de spectre autistique (TSA). Désormais, on apprend que ces deux facteurs y contribuent encore plus fortement lorsqu'ils sont combinés.
Pour la première fois, des scientifiques de l'Université de Californie du Sud ont en effet démontré que les enfants ayant une prédisposition génétique, un variant du gène MET, et étant davantage exposés à la pollution atmosphérique, sont plus à risque de développer un TSA.
Leur étude, menée auprès de 408 enfants âgés de 2 à 5 ans dont 252 répondant aux critères de l'autisme ou de TSA, a évalué leur exposition à la pollution de l'air sur la base des dernières résidences des enfants et de leurs mères, des sources et des niveaux de pollution locales. A partir d'un échantillon sanguin, ils ont déterminé si ces enfants avaient une modification du gène du récepteur de la tyrosine kinase, le gène MET.
Une précédente étude avait déjà montré que l'exposition du bébé à la pollution triplait son risque de TSA et une autre avait révélé que, dans les zones les plus polluées, il y avait eu deux fois plus de naissances d'enfants autistes que dans les zones les moins polluées.
(référence : Epidemiology, à paraître en janvier 2014, doi: 10.1097/EDE)