Continuer de fumer après le diagnostic de cancer augmente de 59% le risque de décès
Ne pas arrêter la cigarette alors qu'on vient d'apprendre qu'on souffre d'un cancer augmente considérablement le risque de décès. Cela peut paraître une évidence. Désormais, la preuve est faite avec cette étude de l'Institut de prévention du cancer de Californie.
Les chercheurs américains ont suivi pendant plus de vingt ans une cohorte de 18.244 hommes de Shanghai, âgés de 45 à 64 ans. Ces participants ont renseigné par questionnaire leurs habitudes tabagiques et de consommation d'alcool, leur régime alimentaire et leurs antécédents médicaux.
En 2010, 3.310 d'entre eux ont été diagnostiqués avec un cancer. Parmi ces participants, 1.632 ont été retenus pour l'analyse. Les auteurs de l'étude ont constaté que les hommes qui ont continué ou se sont mis à fumer après le diagnostic de cancer, présentent un risque accru de décès de 59% par rapport à ceux qui ont arrêté, tous types de cancer ou types de traitement confondus.
L'enseignement positif de ce travail est qu'il n'est pas trop tard pour arrêter de fumer après le diagnostic de cancer. Au contraire puisque la survie est augmentée. Malheureusement, au moment de l'annonce du diagnostic, la plupart des patients pensent que, le mal étant fait, il est inutile de décrocher, et de nombreux professionnels oublient de donner le conseil formel d'arrêter de fumer.
(référence : Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, 22 décembre 2013, doi: 10.1158/1055-9965.EPI-13-0805-T)