Ostéodensitométrie : point trop n'en faut
Chez les patients âgés, il ne sert à rien de répéter trop souvent l'ostéodensitométrie. Le bénéfice qu'on retire d'examens réguliers n'est pas démontré en termes de prédiction du risque fracturaire.
L'ostéodensitométrie (DEXA) est aujourd'hui l'examen de référence pour le diagnostic de l'ostéoporose et la prise de décisions thérapeutiques pour la prévention des fractures. Cet examen est souvent répété à partir d'un certain âge mais il n'est pas démontré à ce jour que cette stratégie améliore la prévention du risque fracturaire. Cette étude américaine apporte une réponse sur base des dossiers d'une cohorte de 802 sujets (âge moyen: 74,8 ans) non traités, ayant passé une deuxième densitométrie 4 ans après la première et suivis pendant 9,6 ans. A l'issue de cette période, on recense 76 fractures de hanche et 113 fractures ostéoporotiques. La comparaison des mesures montre que la deuxième mesure n'améliore pas la prédiction du risque de fracture de hanche ou de fracture ostéoporotique. Toutefois 3,9% (CI95% -2,2-9,9) des patients à risque faible sont reclassifiés à risque élevé après le deuxième examen. Pour les auteurs de l'étude, répéter l'examen tous les 4 ans n'est malgré tout pas nécessaire dans cette population.