PremiumRhumatologie

Ostéodensitométrie : point trop n'en faut

Chez les patients âgés, il ne sert à rien de répéter trop souvent l'ostéodensitométrie. Le bénéfice qu'on retire d'examens réguliers n'est pas démontré en termes de prédiction du risque fracturaire.

11 décembre 2013

L'ostéodensitométrie (DEXA) est aujourd'hui l'examen de référence pour le diagnostic de l'ostéoporose et la prise de décisions thérapeutiques pour la prévention des fractures. Cet examen est souvent répété à partir d'un certain âge mais il n'est pas démontré à ce jour que cette stratégie améliore la prévention du risque fracturaire. Cette étude américaine apporte une réponse sur base des dossiers d'une cohorte de 802 sujets (âge moyen: 74,8 ans) non traités, ayant passé une deuxième densitométrie 4 ans après la première et suivis pendant 9,6 ans. A l'issue de cette période, on recense 76 fractures de hanche et 113 fractures ostéoporotiques. La comparaison des mesures montre que la deuxième mesure n'améliore pas la prédiction du risque de fracture de hanche ou de fracture ostéoporotique. Toutefois 3,9% (CI95% -2,2-9,9) des patients à risque faible sont reclassifiés à risque élevé après le deuxième examen. Pour les auteurs de l'étude, répéter l'examen tous les 4 ans n'est malgré tout pas nécessaire dans cette population.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine