Des chercheurs de UCL réalisent une performance en nanoscopie du vivant
Deux équipes de l'Institut des sciences de la vie de l'UCL, celles du Pr Yves Dufrêne et du Pr Patrice Soumillion, ont pu observer des virus individuels, appelés bactériophages, bourgeonnant à la surface de bactéries vivantes qu'ils infectent.
Cette avancée en nanoimagerie a été rendue possible grâce à l'amélioration de la résolution spatio-temporelle du microscope à force atomique, spécialité du Pr Dufrêne. Issu des nanotechnologies, ce microscope permet d'explorer le vivant à l'échelle de la molécule unique.
Les scientifiques louvanistes ont découvert que les sites d'assemblage et d'extrusion des virus sont organisés en domaines au niveau du septum bactérien, la région de la paroi où les bactéries croissent et se divisent. De plus, ils ont remarqué que cet assemblage des virus induit une augmentation locale de la rigidité de la paroi.
" Il s'agit essentiellement d'une performance technologique qui ouvre des perspectives inédites d'observations nouvelles en nanoscopie du vivant et qui devrait trouver à long terme des applications en nanobiotechnologies et en médecine ", commente Patrice Soumillion. " Cela nous a permis de voir des choses qui seraient autrement invisibles, et d'y parvenir avec plus de détails et plus rapidement. On peut envisager de recourir à cet outil pour observer d'autres systèmes vivants, par exemple des cellules et leurs récepteurs de surface. "
(références : Nature Methods, 29 août 2013, doi:10.1038/nmeth.2602, et Nature Communications, à paraître)