Opposition à la vaccination : comment réagir ?

L'opposition de principe à la vaccination, bien que restant marginale en Belgique (quelques %), semble néanmoins en augmentation ces dernières années. Que répondre aux patients angoissés ou, malheureusement, convaincus par ces opposants?
L'attitude du médecin, en cas de réticence par rapport à ce geste élémentaire de soins primaires qu'est la vaccination, est basée sur une ouverture du dialogue avec une neutralité raisonnée : ne pas exagérer les avantages ni minimiser les inconvénients. L'information, dont les sources principales résident dans les avis du Conseil supérieur de la santé et la notice scientifique, doit être complète et explicite. Le vaccin est un médicament avec des indications et des contre-indications, des effets positifs et des effets indésirables. Dans cette optique, il est utile de signaler que des études ont montré que la peur n'est pas un bon argument : évoquer les conséquences négatives d'une abstention est moins efficace que valoriser la protection conférée par le vaccin.
Pour un enfant, le médecin doit s'efforcer d'obtenir le consentement de ses parents ou d'un représentant légal. Pour un adulte, il doit le cas échéant respecter le refus qui sera noté dans le dossier médical ou le carnet de vaccination, après l'avoir informé des conséquences. Il est prudent de faire signer une attestation de refus de soins confirmant ce refus et les risques s'y référant.
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