La peau affecte le métabolisme dans le foie
Une équipe de l'Université du Danemark du Sud révèle que la peau, l'organe le plus gros du corps humain, peut communiquer avec le foie et influencer son fonctionnement.
Ce résultat a été découvert un peu par hasard alors que les chercheurs travaillaient avec des souris mutantes de laboratoire dites " knock-out ", incapables de synthétiser l'Acyl-CoA-binding protein, une protéine qui peut se lier à des acides gras. Ils avaient aussi remarqué la présence de dépôts de graisse au niveau de leur foie.
En regardant les souris mutantes d'un peu plus près, les chercheurs se sont rendu compte que leur fourrure était grasse, qu'elles avaient des difficultés à se sevrer de leurs mères, et que leur peau ne retenait plus l'eau aussi bien que celle des autres rongeurs, ce qui expliquait aussi pourquoi elles perdaient de la chaleur.
Les auteurs ont alors recouvert la peau des souris avec du latex. Ainsi, l'eau ne pouvait plus s'évader et la chaleur restait confinée à l'intérieur du corps des souris mutantes qui n'ont plus accumulé de graisse dans leur foie. Ce résultat prouve que la santé de la peau influence directement l'activité du foie et il devrait inciter les médecins à être particulièrement attentifs aux troubles hépatiques chez les malades souffrant d'une pathologie de peau.
(référence : Cell Reports, 5 décembre 2013, DOI :10.1016/j.celrep.2013.11.010)