Percée importante pour le traitement d'un cancer pédiatrique
Des chercheurs québécois et ontariens proposent un nouveau modèle de développement d'une tumeur cérébrale presque toujours mortelle. Connue sous le nom de tumeur embryonnaire avec rosettes pluristratifiées (ETMR), elle apparaît uniquement chez les enfants de moins de quatre ans.
La médecine savait déjà que certaines formes de l'enzyme DNMT3B sont présentes dans certains types de leucémie et de cancer du sein et sont associées à un pronostic peu favorable. En outre, des anomalies dans la production de l'enzyme DNMT3B avaient déjà été associées à divers problèmes cognitifs.
Au terme de leur étude qui leur a permis de produire des profils génomiques de la tumeur, les oncologues canadiens ont constaté que, chez les petits patients foudroyés par une ETMR, l'enzyme est présente en très grande quantité, et cela, à un stade du développement où elle devrait être totalement absente. D'un point de vue clinique, les résultats semblent indiquer que cette enzyme pourrait être une cible appropriée d'éventuelles thérapies plus efficaces, destinées à combattre l'ETMR.
Le présent travail jette aussi un nouvel éclairage sur le processus complexe en jeu aux premiers stades de développement du cerveau. Les auteurs veulent maintenant vérifier s'il est possible de contrôler la production de cette enzyme dans cette tumeur et, ce faisant, d'en arrêter la croissance.
(référence : Nature Genetics, 8 décembre 2013, doi:10.1038/ng.2849)