Huderf: La défense insiste sur le choix thérapeutique des chirurgiens
"Ils n'ont jamais voulu faire autre chose que de soulager les enfants, en faisant un choix thérapeutique, celui d'opérer pour éviter la formation d'un volvulus, rare mais mortel pour un enfant", a plaidé Me Michèle Hirsch, lundi, devant la cour d'appel de Bruxelles. Trois chirurgiens de l'Huderf (Hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola) sont prévenus de coups et blessures volontaires sur mineurs pour avoir opéré abusivement de jeunes patients.
Me Michèle Hirsch, conseil du docteur Marc-Henri D., chef du service de chirurgie de l'Huderf, a réaffirmé, lundi, que son client avait fait des choix thérapeutiques en opérant les enfants.
"Si vous le déclarez coupable, cette décision aura des conséquences sur la responsabilité des médecins. Et cela veut dire aussi que c'est la radiographie qui l'emportera sur le diagnostic du médecin", a notamment déclaré l'avocate de la défense.
Selon Me Danielle Bloem, de la partie civile, qui a répliqué ensuite, il n'était pas question de choix thérapeutiques liés à différentes "écoles" concernant le traitement de la malrotation.
"Certaines radiographies montrent qu'il n'y avait même aucun signe de malrotation tout simplement, aucune anomalie", a-t-elle dit.
Trois chirurgiens de l'Huderf sont prévenus pour avoir opéré inutilement certains enfants pour malrotation, un défaut dans le développement des intestins.
C'est un radiologue de l'Huderf qui, en 2002, avait communiqué un rapport interpellant selon lequel, entre 1998 et 2001, les opérations pour malrotation dans cet hôpital avaient été quatre à huit fois plus élevées qu'ailleurs.
La dernière audience aura lieu aujourd'hui.