Le KCE pèse le pour et le contre des interventions correctrices des yeux

Le Centre Fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE) a analysé l'efficacité, la sécurité et les aspects financiers des interventions correctrices des yeux. Environ 3% des personnes myopes, hypermétropes et astigmates s'orienteraient aujourd'hui vers la chirurgie correctrice dans l'espoir de ne plus porter de lentilles ou lunettes.
Il existe deux types d'intervention: la chirurgie au laser qui remodèle la cornée ou l'implantation d'une lentille artificielle devant le cristallin de l'oeil, explique le communiqué.
Il ressort notamment des analyses du KCE qu'il n'existe pas encore suffisamment d'études sur la nécessité de porter des lunettes ou lentilles après l'opération. "Les études scientifiques disponibles s'intéressent surtout à l'acuité visuelle et à la précision de l'intervention: elles ne spécifient pas combien de patients auront encore besoin par la suite de porter des lunettes ou lentilles de façon permanente ou ponctuelle", souligne le KCE.
Le traitement au laser semble mieux fonctionner sur les personnes myopes que les personnes hypermétropes. L'opération est couronnée de succès complet chez 7 à 8 patients myopes sur 10, contre 50 et 60% chez les hypermétropes. L'implant de lentilles intraoculaires avec conservation du cristallin naturel est quant à lui plus indiqué pour la correction d'anomalies plus importantes, précise le centre.
En ce qui concerne les complications graves, celles-ci sont peu fréquentes mais peuvent conduire à une perte de vision partielle ou totale, selon le KCE. La pose d'une lentille intraoculaire, procédure plus invasive, est plus risquée que la chirurgie au laser, qui provoque elle davantage de complications moins sérieuses telles qu'une sécheresse oculaire, des douleurs ou encore des éblouissements autour des faisceaux lumineux.
D'un point de vue financier, ces interventions assez onéreuses semblent surtout avantageuses à long terme pour les patients relativement jeunes.