Des moyens financiers " ridiculement bas " pour l'immunothérapie anti-cancer
La technique de l'immunothérapie constitue l'avancée scientifique la plus significative en 2013, selon le palmarès annuel des 10 découvertes les plus importantes de l'année publié par Science.
La revue américaine souligne que plusieurs essais cliniques d'immunothérapie, mobilisant notamment les lymphocytes T pour qu'ils s'attaquent aux tumeurs, se sont avérés très prometteurs contre certaines formes graves de cancers. Dans un éditorial plein d'optimisme, les cas de plusieurs patients qui ont été sauvés grâce aux progrès spectaculaires de l'immunothérapie sont évoqués.
En Belgique aussi, des personnes " condamnées " reprennent espoir grâce à cette méthode, notamment à l'UZ Brussel où plus d'une centaine de patients ont suivi ces dix dernières années ce type de thérapie.
Malheureusement, la recherche sur l'immunothérapie coûte de plus en plus cher : de 20.000 € en 2011 à 30.000 € aujourd'hui par série de vaccins pour un patient. Cette recherche est aujourd'hui menacée par les économies dans le secteur des soins de santé. C'est du moins l'avis de chercheurs d'Anvers, Bruxelles et Louvain qui se disent " inquiets " et qui n'hésitent plus à tirer la sonnette d'alarme. " Les moyens financiers sont ridiculement bas et je crains vraiment pour mes travaux ", déplore le Pr Kris Thielemans de l'UZ Brussel.
(références : Science, 20 décembre 2013, DOI: 10.1126/science.342.6165.1432, et De Morgen, 26 décembre 2013)