Cancer : une pince d'ADN pour détecter les mutations
Une équipe internationale a mis au point une pince d'ADN qui permet de détecter les mutations au niveau de l'ADN avec beaucoup plus d'efficacité que les méthodes actuellement en usage.
Depuis la découverte par Crick et Watson en 1953 de la structure hélicoïdale de l'ADN, on a appris que cette molécule pouvait adopter plusieurs configurations. Récemment, des chercheurs britanniques ont même confirmé l'existence d'un ADN à quatre brins. Cette fois, les scientifiques ont démontré l'intérêt d'utiliser un ADN à trois brins
Les résultats de cette étude ont une grande implication dans le domaine diagnostique et thérapeutique. La pince nanométrique permet en effet de reconnaître et de lier des séquences d'ADN. Et elle peut être adaptée pour fournir un signal fluorescent en présence d'une séquence d'ADN possédant une mutation à haut risque pour un type de cancer par exemple.
Grâce à cette pince fluorescence, il est possible de distinguer entre l'ADN mutant ou non mutant, une information déterminante pour informer un patient de quel(s) cancer(s) il est menacé ou atteint.
Ces travaux pourraient grandement faciliter le dépistage rapide de plusieurs maladies ayant une base génétique, comme le cancer, et fournir de nouveaux outils permettant plusieurs avancées en nanotechnologies.
(référence : ACS Nano, 23 décembre 2013, doi: 10.1021/nn404305e)