Le zona, facteur prédictif d'AVC ?
Comme son nom l'indique, le virus varicelle zona (VZV) est responsable de la varicelle et du zona. Une fois la varicelle passée, il peut se réfugier dans les ganglions nerveux sensitifs où il perdure parfois pendant plusieurs décennies, et, lorsque les défenses immunitaires s'affaiblissent, il peut se réactiver et provoquer un zona. Selon une vaste étude de l'University College de Londres, il augmenterait aussi le risque d'accident vasculaire cérébral.
L'étude a porté sur 106.600 personnes ayant souffert du zona et 213.200 personnes qui ne l'ont pas eu. Les chercheurs britanniques ont examiné les dossiers des participants six ans après le diagnostic de zona et jusqu'à 24 ans plus tard, pour certains.
Résultat : les candidats ayant eu un zona avant 40 ans ont une probabilité d'AVC 74% plus élevée que les autres. Le risque de faire un infarctus est accru de 50% et celui d'avoir un accident ischémique transitoire (" mini-AVC ") est multiplié par 2,4. En revanche, les patients atteints après 40 ans ont un risque augmenté de crise cardiaque de 10% et d'AIT de 15% mais pas d'AVC.
Les scientifiques supposent que le virus, en se réactivant, atteint les artères cérébrales, ce qui fragiliserait le système vasculaire. Quoiqu'il en soit, l'auteure principale de ce travail, le Dr Judith Breuer, recommande à tous ceux qui ont développé un zona, particulièrement les plus jeunes, de se faire suivre de près par un médecin et de tester leur facteur de risque d'AVC.
(référence : Neurology, 2 janvier 2014, doi: 10.1212/WNL.0000000000000038)