La méditation à l'épreuve de la science : effets modestes mais significatifs
L'engouement médical et médiatique dont bénéficie la méditation est-il justifié ? Une étude, menée par des chercheurs de la John Hopkins University, a tenté de répondre à cette question.
A partir de plus de 18.000 articles extraits de différentes bases de données de la littérature scientifique, l'équipe américaine a passé en revue près 47 études cliniques randomisées, incluant 3.515 participants qui pratiquaient différentes techniques de méditation et qui étaient atteints de divers troubles mentaux et physiques.
Cette méta-analyse a révélé que la méditation de pleine conscience, une technique bouddhiste qui consiste à concentrer son attention sur le moment présent, est bénéfique, mais de manière modérée, et que ses bienfaits persistent dans le temps.
Les chercheurs ont observé une réduction de l'anxiété, de la dépression et de la douleur. Ils ont noté une légère baisse du niveau de stress et une toute aussi maigre amélioration de la qualité de la vie. En revanche, l'effet semble faible ou non significatif sur l'humeur, l'attention, la réduction de l'usage de substances, les habitudes alimentaires, le sommeil et le poids.
Alors décevants ou encourageants, ces résultats ? Le débat reste ouvert. Pour les auteurs de ce travail minutieux, les effets de la méditation sont réels, mais pas pour tous les troubles, ni pour tous les patients.
(référence : JAMA, 6 janvier 2014 doi:10.1001/jamainternmed.2013.13018)