La FEF s'inquiète du différentiel numéros Inami/diplômés en médecine
La Fédération des étudiants francophones s'inquiète ce week-end du différentiel grandissant entre le nombre de diplômés en médecine le nombre de numéros Inami disponibles. 600 contre 200 en 2014 et 1.000 contre 500 en 2017, prévoit la FEF. Qui ne parle pas de la double cohorte de 2018.
Malgré les quotas, "aujourd'hui, en Belgique, nous manquons de médecins alors qu'a lieu actuellement une importation importante de médecins étrangers ", souligne les étudiants sur base d'un rapport du KCE. " Cela pose questions : en effet, est-ce là une manière de compenser le manque de médecins belges ? Qu'en est-il de la situation de la santé publique des pays exportateurs de médecins? Quelle est la qualité des soins offerts en Belgique? La langue peut être un barrage entre un médecin et son patient. "
Pour la FEF, " l'effet d'annonce électoral " de Laurette Onkelinx cache le problème du nombre de maitres de stage disponibles. " Sans maitre de stage, pas de place pour être formé. Or, une telle formation est nécessaire et n'est en rien compensée par l'obtention certaine d'un numéro. "
La FEF craint pour ces centaines d'étudiants diplômés qui seront " condamnés " à faire de la médecine du travail ou de travailler dans l'administration et pose les questions suivantes : " Qu'attendons-nous pour un cadastre des spécialités ? Qu'attendons-nous pour adapter les quotas à la réalité ou les supprimer ? Qu'attendons-nous pour permettre aux étudiants d'avoir plus de maitres de stages ? Qu'attendons-nous pour avoir un système de soins de santé de qualité, public et accessible à tous ? "
La FEF condamne " l'inaction des politiques " sur ce dossier.