La santé n'est pas toujours dans l'assiette
Tout le monde connaît la neutralité helvétique, l'humour britannique, l'opiniâtreté germanique, la versatilité méditerranéenne et, bien entendu, la rigueur scandinave. Sur ce dernier point cependant, une révision mérite sans doute d'être entreprise.
La phase d'initiation de l'étude SYSDIET montre en effet sur un échantillon de 175 danois, finlandais, suédois et islandais que les sujets en surpoids ou obèses (IMC 27 à 38 kg/m2) ayant ou risquant de développer un syndrome métabolique (minimum deux manifestations présentes) ont fort peu tendance à s'astreindre aux recommandations alimentaires qui s'imposent en pareil cas.
En substance l'alimentation des sujets concernés est trop riche en sel dans 65% des cas et en graisses saturées dans 80% des cas. A l'inverse leur alimentation est trop pauvre en fibres dans 75% à 80% des cas et en graisses poly-insaturées dans 65% des cas. Quant à la quantité d'alcool ingurgitée elle est trop élevée chez un tiers des hommes et un quart des femmes étudiés.
Un tel laxisme ne peut que favoriser ou renforcer les troubles tensionnels et le risque de diabète et d'accidents cardiovasculaires auxquels sont déjà exposés le type de sujets étudiés.