Statut en vitamine D et santé - Le pavé dans la mare !
Sur base de cette méga méta-analyse de 290 essais cliniques, un déficit en vitamine D ne serait pas la cause d'une pathologie mais la conséquence d'un état inflammatoire. Mieux encore, le bénéfice d'un apport en vitamine D n'est pas démontré, le seuil d'une déficience <75 nmol/l n'a pas de base scientifique et il est donc inutile de supplémenter aveuglément l'ensemble de la population.
Cette vaste méta-analyse de "l'International Prevention Research Institute" à Lyon pose le doigt là où ça fait mal. Près de 290 études de cohortes prospectives montrent une relation inverse modérée à faible entre le taux de 25-OH vitamine D et les maladies cardiovasculaires, le métabolisme glucidique, les maladies infectieuses, la sclérose en plaques, les troubles de l'humeur, le déclin des fonctions cognitives et la mortalité toutes causes. Les résultats des études ne montrent pas d'effet d'une supplémentation en vitamine D sur la survenue d'une maladie, incluant le cancer colorectal. Dans 34 études interventionnelles incluant 2.805 patients avec des taux de 25-OH vitamine D < 50 nmol/l, une supplémentation par 50 µg/j ou plus n'apporte aucun bénéfice. Seules les personnes âgées semblent retirer un léger bénéfice en termes de réduction de la mortalité. Pour les auteurs, il ne fait aucun doute que l'inflammation sous-jacente à la plupart de ces maladies réduit le taux de 25-OH vitamine D et que ce n'est pas la carence en vitamine D qui cause la pathologie.