Maladie coronarienne : le manque sommeil accroît le risque d'infarctus
Ceux qui ne dorment pas assez seraient des candidats à l'infarctus surtout s'ils ont des antécédents de syndrome coronarien aigu. C'est ce que laisse entendre une étude menée à la Columbia University.
Le Dr Carmela Alcantara et ses collègues ont évalué, sur la base d'une échelle reconnue, le Pittsburgh Sleep Quality Index, le sommeil de 742 patients hospitalisés en raison d'un syndrome coronarien aigu.
Leur analyse révèle que les patients dormant moins de 7 heures par nuit dans le mois suivant leur hospitalisation, soit 51% du panel, ont un taux plus élevé (20,1%) de décès ou d'hospitalisation pour infarctus du myocarde ou angor instable durant la première année de suivi vs 14% pour les patients qui ont une durée de sommeil plus importante. L'augmentation du risque relatif de crise cardiaque en cas d'insuffisance de sommeil dépasse ainsi les 50%, même après prise en compte des facteurs de confusion possibles.
Cette étude confirme des travaux précédents ayant montré une relation entre une durée de sommeil plus courte et des taux plus élevés d'accidents cardiovasculaires.
En conclusion, on constate une fois de plus l'importance d'un sommeil récupérateur, un facteur à considérer comme critique en cas d'antécédent de maladie coronarienne.
(référence : International Journal of Cardiology 23 décembre 2013, doi:10.1016/j.ijcard.2013.11.135)