Le stress au travail laisserait des marques à vie
Les risques auxquels expose le stress au travail sont connus. Du moins ceux à court terme, qu'il s'agisse notamment de dérèglement du sommeil, de dépression, de prise de poids, d'hypertension artérielle ou encore de maladies cardiovasculaires.
On connaît moins, en revanche, ce qu'il peut en être des risques à plus long terme. Voire à très long terme. Une équipe de chercheurs finlandais s'est penchée sur cette question et leurs conclusions sont alarmantes.
Les scientifiques ont suivi, pendant 28 années, 5.625 employés du secteur public finlandais âgés de 44 à 58 ans au début de l'étude. Ils ont relevé le nombre de jours d'hospitalisation dans les différents registres des hôpitaux du pays. Les participants avaient auparavant rempli un questionnaire permettant d'évaluer quel pouvait être leur niveau d'exposition au stress physique (transpiration, essoufflement, fatigue musculaire, troubles musculo-squelettiques, etc.) et psychologique.
Résultat : un stress élevé à la quarantaine, en particulier physique, cols bleus et blancs confondus, accroît le risque d'hospitalisation (17 % pour les hommes et 42 % pour les femmes) dans la vieillesse. Quant au stress mental, il n'augmenterait le risque d'hospitalisation durant le grand âge que chez les hommes, et en particulier pour des raisons cardiaques.
(référence : Age and Ageing, 8 décembre 2013, doi: 10.1093/ageing/aft192)