Antivaccins : Un fondateur du groupe Belfort risque la prison pour harcèlement
Peter Vereecke, ancien bourgmestre d'Evergem (Flandre occidentale), risque trois mois de prison avec sursis pour harcèlement contre le responsable de la campagne de vaccination de l'Agence flamande de la santé, Geert Top. Peter Vereecke est un des fondateurs du Belfortgroep (groupe Belfort côté francophone), un lobby opposé à la vaccination.
Vereecke, bourgmestre d'Evergem de 1995 à 2005, a envoyé au nom de son organisation des centaines d'emails à des sympathisants et des responsables de l'administration dans lesquels, entre autres, il remet en question la politique de vaccination. Geert Top, qu'on compte parmi les récipiendaires, a porté plainte. Son avocat souligne " que le Groupe Belfort est partisan des thèses complotistes, mène une campagne agressive et attente à l'honneur de Geert Top, en charge de la politique vaccinatoire de la Flandre au sein de l'Agence flamande pour la santé ".
Le ministère public n'a pas suivi ces arguments mais a retenu cependant le harcèlement par voie électronique et a réclamé une peine de trois mois avec sursis et 600 euros d'amende. L'avocat de Vereecke a précisé que son client ne visait pas personnellement Top et a demandé la libération sur parole de son client. Vereecke quant à lui temporise : le fonctionnaire n'a jamais demandé d'être supprimé de la mailing list et doit, en tant que représentant de l'autorité, supporter une certaine critique de l'action publique. En outre, il est facile aujourd'hui de se protéger contre des emails indésirables, estime le défendeur.
Réponse du Tribunal le 5 février.