Les MG du Luxembourg montent au créneau
Les 3 Cercles de médecins généralistes de la province de Luxembourg unis à celui de l'arrondissement de Dinant ont décidé de commencer l'année en dénonçant la gestion "pitoyable" du dossier des hôpitaux de la province de Luxembourg.
2013, une année de plus perdue "en querelles stériles, énergies dilapidées, et tensions contre-productives,...", écrivent les signataires, pour qui ces échecs sont dus à l'irresponsabilité partagée, et à géométrie variable, des décideurs politiques et des conseils médicaux des différents hôpitaux "qui ne parviennent pas à se défaire de l'esprit de clocher qui les paralyse".
"La qualité de l'offre de soins se dégrade d'une manière générale alors que l'on sait pertinemment qu'il faudra une quinzaine d'années pour voir se concrétiser des choix aussi importants que ceux qui sont à faire. On ne peut être qu'inquiet et en colère de voir une année de plus se terminer sans l'ombre d'un espoir de solution.
De nombreux audits ont été réalisés avec l'argent du contribuable. En vain !
Les solutionsvous les connaissez : à vous de faire le choix ! Pour cela, nous vous suggérons de ne pas accorder trop
d'importance dans ces prises de décision à des personnes qui ne seront plus actives, en raison de leur
mise à la pension, à l'horizon 2025-2030, date de prise d'effet des décisions que l'on doit prendre. Il nous semble, en outre, que la seule bonne solution est celle d'un bi-site. Que ce soit l'option de la construction d'un hôpital au centre-nord ou au centre-sud qui soit retenue, peu nous importe, pourvu que nous avancions vers une solution qui puisse garantir la présence d'une deuxième ligne de qualité en province de Luxembourg, et ce pour l'ensemble de sa population !
Tout patient pris en charge par les hôpitaux gérés par Vivalia, quel que soit son lieu d'habitation, Houffalize, Bastogne, Marche, Bouillon, Florenville, Virton, Athus, Arlon, le sud et l'est de la province de Namur... a droit à des soins de même qualité tant du point de vue humain, que matériel.
Nous savons tous que la situation actuelle n'est pas viable à moyen et long terme. Il faut que les patients s'en rendent compte mais surtout qu'ils n'en soient pas les victimes ! Nous, médecins généralistes, qui sommes au quotidien en contact avec nos patients et proches de leur milieu de vie, nous demandons, pour ne pas dire " nous exigeons ", que le bon sens s'applique
enfin dans notre province. Que cessent les défenses d'intérêts personnels et les égoïsmes locaux de nos politiciens et confrères spécialistes, pour trouver enfin une solution qui réponde aux besoins de toute notre population.
Il y a urgence et nécessité."