Les personnes qui rêvassent sont plus sensibles à la douleur
Des chercheurs américains et israéliens dirigés par le neurobiologiste Robert Coghill ont découvert que les personnes très concentrées avaient en effet un seuil de tolérance à la douleur plus élevé que les doux rêveurs.
L'explication réside dans la structure cervicale, légèrement différente d'une personne à l'autre. Plus précisément, dans certaines régions du cerveau, la quantité de matière grise, celle qui traite l'information, serait liée à la façon dont les gens sont plus ou moins sensibles à la douleur.
Ce constat a pu être établi au terme d'une expérience pour laquelle 116 patients volontaires sains ont été recrutés. Soumis à un IRM après qu'une petite zone de peau sur leur bras ou leur jambe a été touchée par un objet chauffé à 49 degrés, leurs réactions cérébrales à cette mini-brûlure ont été observées et leur sensibilité à la douleur comparée.
Résultat : les sujets qui ressentent des douleurs plus intenses présentent moins de matière grise dans les régions qui contrôlent les pensées et l'attention. Ces régions, le précunéus et le cortex cingulaire postérieur, correspondent à des aires cérébrales qui sont activées notamment pendant la rêverie.
" A l'inverse, les personnes capables de garder une attention constante parviennent également à mieux maintenir la douleur sous contrôle ", commente le Pr Coghill.
(référence : Pain, 12 décembre 2013, doi:10.1016/j.pain.2013.12.004)