Mutualités libres : les partis politiques doivent s'investir en santé
Les élections de mai 2014 approchent mais alors que la santé est la première préoccupation des belges, la politique de santé est la grande absente des programmes des partis politiques, regrette Xavier Brenez, directeur général de l'Union nationale des Mutualités libres dans son éditorial (Health forum - janvier 2014). Il réclament une nouvelle fois une vision intégrée et à long terme plutôt qu'une accumulation de " mesures accrocheuses ".
" Le contexte politique des dernières années n'a laissé que peu de place à une réflexion de fond sur ces questions [de santé]! Il est maintenant grand temps de recentrer les attentions sur ces priorités, en espérant que les déclarations des uns et des autres à se concentrer sur le socio-économique soient confirmées dans les faits. "
Pesant 11% du PIB, le secteur de la santé regorge d'opportunités pour de nouveaux emplois.
Mais pour ce faire, " une (r)évolution pour s'adapter à un environnement radicalement différent d'il y a 30 ans est inéluctable. Cette adaptation implique de dégager des moyens à court terme pour lutter contre les soins inutiles ou inappropriés, la multiplication des appareils lourds, la dispersion des moyens... afin d'investir dans les priorités à long terme que sont la dépendance, la santé mentale, les maladies chroniques et l'accès aux nouvelles technologies médicales présentant une vraie plus-value thérapeutique et économique ".
Pour y arriver, une vision à 10 ou 15 ans est nécessaire. " Une vision qui propose plus qu'une succession de mesures accrocheuses et isolées. [Ce qu'il faut c'est] un ensemble intégré de solutions nous permettant de relever les nouveaux défis de santé publique. Et qui se décline aux différents niveaux de pouvoir... "