La Chambre vote un nouveau renforcement de l'accessibilité aux soins

La Chambre a adopté jeudi à l'unanimité diverses dispositions, contenues dans un projet de loi, en vue de renforcer l'accessibilité des soins de santé, dont une procédure d'urgence permettant l'accès à des médicaments non encore remboursés pour des patients souffrant de maladies graves ou rares. Le texte intègre également de nouvelles dispositions censées assurer une plus grande transparence du coût des soins dans les hôpitaux.
La ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Laurette Onkelinx s'est réjouie de l'adoption de ce projet. "Si tous les rapports internationaux montrent que notre système des soins santé est de grande qualité et très accessible à l'ensemble de la population, il ne faut jamais s'endormir sur ses lauriers: il y a encore des personnes qui éprouvent des problèmes sérieux pour accéder à des traitements de qualité", a-t-elle rappelé.
Selon la ministre, le projet propose une multitude de nouvelles mesures pour améliorer l'accès aux soins de santé, dont :
1. La mise en place d'une procédure d'urgence pour l'accès à des médicaments vitaux. Pour Laurette Onkelinx, cette procédure accélérée est essentielle pour les patients qui souffrent d'une maladie rare et/ou grave pour laquelle il n'existe pas de traitement efficace : " cette procédure d'urgence ne prendra que 6 mois alors que la procédure normale prend actuellement de 2 ans à plus de 3 ans dans certains cas. Ce gain de temps précieux est souvent vital pour ces patients ! ".
2. Une plus grande transparence sur le coût des soins dans les hôpitaux. Beaucoup de plaintes, de témoignages démontrent que parfois, la facture après une intervention ou un passage à l'hôpital peut être salée, inattendue. Pour la ministre, les patients doivent donc disposer de toutes les informations correctes sur l'impact financier de leur séjour à l'hôpital: " les hôpitaux devront désormais publier ces informations sur leur site internet : (...) toutes les informations qui lui permettent de se faire une idée concrète sur le coût de son séjour." Une personne de contact devra également être disponible au sein de chaque hôpital au cas où le patient souhaiterait des informations plus personnalisées, par exemple liées aux types d'assurances dont ils disposent et qui peuvent dès lors couvrir tout ou partie des frais hospitaliers.
3. La prise en charge par les soins de santé des populations les plus précarisées. Un soutien financier par la Santé publique via des projets pilotes " santé " pourra désormais être attribué à des associations qui oeuvrent sur le terrain telles que Médecins du Monde, les Infirmières de Rue ou le Samusocial. Pour Laurette Onkelinx, le travail réalisé par ces associations est crucial : " nous constatons sur le terrain que pour des populations très précarisées - par exemple, celle des sans-abris - il est très difficile d'assurer véritablement une couverture accessible des soins de santé par le circuit habituel. Un soutien financier de la Santé leur permettra de développer des projets tout à fait innovants visant à acheminer les soins vers ces populations les plus défavorisées. "